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Réconcilier Paris avec la nature

Nous voulons faire de la végétalisation un levier important de la résilience de la ville et de lutte contre le réchauffement climatique. Installer des arbres en pot présente un intérêt paysager certain, mais ne résume pas une politique de végétalisation.

Urbanisme et densité

la végétalisation pour le rafraîchissement urbain plutôt que du vert “décoratif”

Anne Hidalgo est loin d’être un parangon de vertu écologique. Il suffit d’ailleurs de voir les critiques acerbes de la part du candidat écologiste, critiques auxquelles nous souscrivons pour la plupart, pour s’en rendre compte. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, en matière d’urbanisme et d’environnement, nous avons pu nous retrouver avec les Écologistes pour nous opposer à la « bétonisation » et à la surdensification de Paris.

Les promoteurs immobiliers ont investi Paris. Une tour Triangle de 42 étages pour 180 mètres de haut, le quartier des Batignolles, celui de l’Avenue de France, l’élévation et l’élargissement de la tour Montparnasse, le tout sans logement. Sans compter le projet Bercy-Charenton et les difficultés à les faire reculer sur le bois Dormoy ou Ménilmontant.

Cette bétonisation est, selon eux, la réponse au mal-logement à Paris. En réalité, 1,3 million de m2 de bureaux ont été construits à Paris depuis 2010. Quel intérêt de pouvoir se loger à Paris si c’est pour s’entasser dans une cité sans verdure, ni respiration ?

De manière générale, on oppose deux conceptions en matière d’expansion urbanistique : la surdensification ou l’étalement urbain. Paris ne dispose d’aucune de ces deux marges de manœuvre. On peut certes considérer de légères surélévations dans les immeubles récents, sans aller beaucoup plus loin, car une surdensification explique une partie des problèmes de transports, de mobilité, de pollution, de nuisances, d’insécurité, de manque d’équipements publics. Pour autant, l’étalement urbain n’est pas non plus une solution. Il faut que l’Île-de-France conserve des terres agricoles et Paris a besoin de renouer avec de la terre plutôt que du bitume.

Réconcilier Paris avec la nature, c’est aussi réconcilier les Parisiens avec leur ville. Paris est la ville la moins verte du monde. Dans le palmarès 2017 des villes les plus vertes de France, établie par l’Observatoire des villes vertes, dont Paris fait partie, la capitale est absente du Top 10 des villes les plus vertes de France.

Elle est également absente du top 5 des catégories suivantes : 

  • Les 5 villes disposant du plus important “patrimoine vert” accessible au public
  • Les villes les plus investies dans le développement et l’amélioration de leur patrimoine végétal
  • Les villes les plus exemplaires en matière de préservation de la biodiversité
  • Les villes à la pointe des techniques d’entretien des espaces verts et de traitement des déchets verts.

En revanche, son seul « fait d’armes » est dans une catégorie bien spécifique :

  • Les villes les plus dynamiques en matière de promotion des parcs et jardins (2e ex-aequo avec Besançon).

S’il fallait une preuve supplémentaire qu’en matière de nature, la Maire de Paris fait surtout de la communication, elle est bien là.

La végétalisation répond à deux objectifs bien distincts : un objectif paysager, et un objectif de rafraîchissement. Nous voulons faire de la végétalisation un levier important de la résilience de la ville et de lutte contre le réchauffement climatique. Installer des arbres en pot présente un intérêt paysager certain, mais ne peut pas résumer une politique de végétalisation.


Nos propositions

Renouer avec la nature

  • Aménager un grand parc urbain se prolongeant en coulée verte reliant Gare du Nord et de l’Est au boulevard des Maréchaux.
  • Créer des coulées vertes reliant les grands espaces verts (parcs, rives de Seine, voire cimetières) afin de créer une « boucle verte » permettant de relier chaque parc parisien à un autre sans quitter un espace de verdure.
  • Lancer une consultation sur l’aménagement du Canal Saint-Martin, en envisageant notamment de découvrir tout ou partie des tronçons actuellement enterrés.
  • Créer des espaces verts à proximité de l’ensemble des hôpitaux, centres de soins et centres de santé, afin d’y développer des jardins thérapeutiques adaptés aux personnes à mobilité réduite ou fragilisées (choix de végétaux adaptés : non allergisants, sans épines, accessibilité, développements d’activités thérapeutiques en partenariat avec des associations, jardinage, rééducation...).
  • Poursuivre l’aménagement de la « Coulée verte » en rocade autour de Paris avec une promenade piétonnière et cyclable en surface des terrains de la Petite Ceinture et étudier la possibilité de liaisons pour éviter les coupures de promenade sur la petite ceinture.
  • Généraliser l’ouverture des parcs parisiens dès 7 heures.

Déployer un plan arbres

L’histoire de Paris se conjugue avec les arbres. Certains sont là depuis bien plus longtemps que bien des bâtiments de la ville. Ils sont discrets, petits, grands, souvent majestueux. L’arbre est naturellement embellissant d’une ville, d’une rue, d’une place. Il remplit un rôle social, car les habitants, sans forcément s’en rendre compte, y sont attachés. Dans les cours d’école, ils offrent l’ombrage sans lequel les cours seraient des fours inutilisables. Dans les parcs et jardins, ils apportent le temps de pause.

Rôle social encore, l’arbre répond également à des besoins sanitaires. Ainsi l’arbre rafraîchit l’air les jours de forte chaleur. Et des jours de fortes chaleurs, il y en aura de plus en plus dans les années à venir. Les études démontrent qu’à température mesurée à 30 degrés, la température au sol peut monter à plus de 60 degrés. Sur un sol végétal ou à l’abri d’un arbre, il demeure à température ambiante.


Nos propositions

  • Doubler le nombre d’arbres à Paris en passant de 110 000 à 220 000 arbres (hors bois de Boulogne et de Vincennes) d’ici 2030. Déployer des grands axes arborés dans les rues, quais, places et boulevards parisiens : la rue de Rivoli ou les quais de Seine.  
  • Mener une véritable politique de préservation des grands arbres : les identifier, les recenser et faire de leur préservation une priorité des politiques publiques.
  • Préserver les arbres existants à travers l’introduction de leur prise en compte des arbres dans les règles d’urbanisme. Ainsi, les arbres de grande ramure, sains, seront protégés de tout urbanisme. Quant aux chantiers d’entretien des réseaux conduisant à des ouvertures de chaussée, nous donnerons des instructions et méthodologies pour empêcher que les racines des arbres ne soient sectionnées ou mutilées (ces actes sont récurrents et conduisent, en peu d’années, ces arbres à dépérir et à tomber malades)

Systématiser l’insertion de la dimension environnementale dans la conception de l’aménagement de la ville

  • A chaque révision du PLU, confier une étude préalable à un paysagiste-concepteur.
  • Utiliser tous les outils à disposition du PLU pour imposer le développement le végétal
  • Engager une politique d’achats publics de qualité, en fixant des critères techniques, RSE et environnementaux aux appels d’offres, et en exigeant la présence d’un paysagiste-concepteur dans tous les projets d’aménagement de l’espace public.
  • Favoriser la végétalisation des toitures.

La place de l’eau à Paris

L’imperméabilisation des sols est également une raison du réchauffement de la Ville. Il est temps de poser des limites à l’urbanisation de la ville. Nous souhaitons adopter le principe d’un arrêt de l’urbanisation des parcelles qui ne sont aujourd’hui pas bâties. Privilégier ainsi une ville qui se reconstruit sur elle-même et qui préserve les dernières surfaces au sol libre d’urbanisation. Et en tout état de cause nous voulons un solde global nul aboutissant à un statu quo sur le nombre de mètres carrés aujourd’hui non urbanisés, autrement dit « zéro artificialisation nette des sols ».


Nos propositions

  • Zéro artificialisation nette des sols : compenser chaque m2 au sol artificialisé au cours de la mandature.
  • Étudier la possibilité de revenir à plus de rues pavées au détriment du bitume.
  • Lancer une étude de faisabilité pour “re-déterrer” tout ou partie de la Bièvre, afin de rendre aux Parisiens leur rivière.
  • Généraliser les cours Oasis de qualité dans les écoles.

Réduire les pollutions et économiser l’énergie

Pollution de l’air

Les Parisiens ne sont pas égaux devant la pollution car elle demeure à des niveaux excessifs le long de certains axes (elle stagne dorénavant aux abords des voies sur berges) et dans certains quartiers.

En ville, rouler électrique fait partie des solutions pour la circulation automobile en ville, avec l’hydrogène ou les bio carburants. Mais l’avenir c’est surtout de ne plus posséder sa propre voiture mais de la louer. C’est d’ailleurs sur ce mode d’usage que la voiture électrique sera la plus pertinente.

Nous aurons donc plusieurs axes dans notre politique de lutte contre la pollution de l’air :

  • nous poursuivrons la politique de sélectivité sur les véhicules autorisés à circuler dans Paris. Cette sélectivité, chaque année plus sévère, devrait à terme largement contribuer à éliminer de la ville la circulation des véhicules les plus polluants, avant 2030.
  • nous voulons faire le choix de la voiture partagée. La sélectivité sera ainsi modulée en fonction du caractère partagé ou non des véhicules. Co-voiturage, autopartage, les formules se multiplient, et doivent être encouragées.
  • pour répondre au risque, réel, d’une discrimination sociale liée à la capacité financière de se doter d’une voiture peu polluante, voire électrique, nous déploierons une offre d’aide allant jusqu’à la compensation totale du différentiel entre véhicules thermiques et électriques pour les ménages les plus modestes qui n’ont pas accès à une offre de transport public : éloignement, horaires décalés, etc.
  • nous accélérons la pose de bornes de recharge d’ici 2026.

Cette politique devra aller de pair avec le soutien aux mobilités propres : meilleur partage de l’espace public, renforcement du plan Vélo, entretien de la voirie.


Nos propositions

Financer et encourager le développement des véhicules « propres »

  • Étudier et cartographier, après avis conforme des maires d’arrondissement, la possibilité de réserver des voies pour les transports en commun, taxis, véhicules de covoiturage ou à très faible émission (hors voies intégrant des zones cyclables) à certains horaires.
  • Interdire la circulation aux véhicules de transport de marchandises aux heures de pointe sur certains axes (de manière permanente ou temporaire, en fonction par exemple de la tenue ou non de travaux).
  • Mettre en place un forfait stationnement mensuel pour les deux-roues motorisés (paiement annuel possible). En contrepartie, création de parkings sécurisés pour les deux-roues motorisés, à proximité des points multimodaux et de 15 000 places de stationnement en surface.
    • Inciter, par une politique de prix, à effectuer les stationnements de longue durée des deux-roues motorisés en souterrain, notamment pour les riverains ou ceux qui travaillent à Paris.
  • Soutenir toute initiative parlementaire visant à interdire les “bus discothèques” ou “gastrobus” thermiques.
  • Rendre obligatoires les places pour l’autopartage dans chaque parking.
  • Réserver une voie sur le périphérique pour les véhicules en autopartage et/ou en occupation multiple.
  • Favoriser le développement des bornes de recharge électrique dans tous les parkings souterrains.
  • Développer des navettes fluviales sur la Seine avec deux offres : une offre omnibus, destinée aux courts trajets et une offre “express”.
  • Faire passer à une motorisation propre d’ici à 2022 toutes les bennes à ordures relevant de la ville.
  • Favoriser l’installation de stations-services intra-muros proposant des “biocarburants” et prévoir une aide de la Ville à l’installation d’un adaptateur pour biocarburants sur certains véhicules.

Mettre en œuvre une politique vélo qui permette de doubler les trajets quotidiens à vélo à Paris

Favoriser la pratique cyclable en renforçant la sécurité et le confort des personnes et du matériel

  • Achever le déploiement du Plan vélo.
  • Faire passer à 3 voies les pistes cyclables pour permettre une voie de dépassement, en commençant par les grands axes.
  • Développer un vaste plan d’aménagement de parkings sécurisés pour les vélos à proximité de chaque station de métro, tram ou gare, financés par le stationnement des deux-roues motorisés.
  • Favoriser l’installation de locaux à vélos sécurisés dans les immeubles sociaux et privés.
  • Installer 10 000 arceaux dédiés aux vélos.
  • D’ici à la fin de la mandature, agrandir toutes les voies de bus ouvertes aux cyclistes afin de permettre une pratique cyclable en toute sécurité.
  • Renforcer la sensibilisation des professionnels – chauffeurs de bus et de taxi – à la conduite en présence de cyclistes.
  • Mettre en place un véritable plan de sécurisation pour les cheminements piétons et cyclistes pour les Places - Concorde, Denfert Rochereau, Trocadéro, etc. - et pour les Portes de Paris.
  • Réserver les tunnels des Tuileries et de l’Etoile aux voitures et privilégier la circulation en surface pour les mobilités douces et aux piétons.
  • Renforcer l’entretien des pistes cyclables : intervention immédiate en cas de nids-de-poule particulièrement accidentogènes pour les deux-roues, enlèvement des feuilles qui rendent la chaussée glissante, etc.
  • Peindre les pistes cyclables en vert afin de les rendre plus visibles à la fois pour les autres véhicules et pour les piétons, notamment aux endroits les plus sensibles ; carrefours, intersections.
  • Veiller à la continuité cyclable entre Paris et la proche banlieue à travers l’aménagement sécurisé des Portes de Paris.
  • Améliorer et systématiser la signalétique pour les cyclistes.
  • Déployer à des endroits clefs des ascenseurs à vélo : Montagne Sainte-Geneviève, Abbesses, Pyrénées, Parc de Belleville, etc.
  • Expérimenter les feux orange pour améliorer la sécurité des cyclistes (tourne à gauche).  
  • Exiger le respect du contrat Vélib par le prestataire dans les 6 mois, faute de quoi il pourra être dénoncé. Consacrer les pénalités aux aménagements cyclables.
  • Lancer une grande campagne de sensibilisation sur le partage de l’espace public : respect des sas vélos, droits des cyclistes, etc.
  • Faire respecter les aménagements cyclables grâce à la vidéo verbalisation.

Réinventer les livraisons et le transport de marchandises

  • Diviser par deux le nombre de camions d’ici la fin de la mandature, en concertation avec la filière transports et logistique.
  • Réserver certains créneaux horaires et places de livraisons aux véhicules crit’air 0 ou 1.
  • Mettre en œuvre un plan de développement du fret en ferroutage avec des camions électriques au GNV. Étudier les possibilités de développer le fret intra-muros par les voies SNCF avec des monte-charges adaptés pour limiter les livraisons par camions.
  • Créer une charte de fonctionnement des livraisons, pour faciliter les livraisons propres du commerce et de l'artisanat.
  • Créer des plates-formes multimodales (ferroutage, aéroports, sorties d'autoroutes, grands pôles urbains) aux portes de Paris et de l'agglomération urbaine pour développer des livraisons mutualisées dans la capitale.
  • Créer un service de livraison mutualisé avec des véhicules propres (incitation financière pour les véhicules de livraison) pour favoriser le covoiturage de livraison entre commerçants, voire places de stationnement réservées.
  • Créer des points relais de livraison dans les parkings publics, ainsi que des zones de délestage dans chaque quartier commerçant.
  • Favoriser l'utilisation des places de livraison pour les véhicules propres la nuit.
  • Mettre en place un plan de fret fluvial, avec gares fluviales et intermodalité fret ferroviaire et routier

Améliorer le bilan énergétique du bâti à Paris

La ville de Paris demeure une ville peu performante sur le plan énergétique. Un bilan objectif, réalisé par un acteur extérieur à la ville, devra permettre d’évaluer la politique menée jusqu’à présent et vérifier si les moyens aujourd’hui déployés sont efficaces et si des réorientations sont nécessaires.

La question du bilan thermique des bâtiments sera par ailleurs, dans les années à venir, de plus en plus portée sur le refroidissement en été. Le développement du réseau de froid à Paris se poursuit. Nous insisterons particulièrement auprès de l’opérateur pour que soit programmé prioritairement le raccordement des écoles et des hôpitaux.

La ville devra par ailleurs mener régulièrement des campagnes de communication, notamment auprès des entreprises et des commerçants, pour les inciter à de bonnes pratiques du point de vue énergétique (températures en intérieur ni trop élevées en hiver, ni trop fraîche en été. Quant aux commerçants, les portes grandes ouvertes en hiver et en été alors que fonctionnent en soufflerie le chauffage ou la climatisation sont aussi des pratiques bien trop répandues qu’il convient de faire reculer.


Nos propositions

  • Lancer une nouvelle programmation de travaux concernant le patrimoine municipal, trop peu exemplaire.
  • Développer le recours à la géothermie pour les réseaux de chaleur collectifs (CPCU), en remplacement de certaines productions à base de charbon, ou pour augmenter leur capacité.

Pollution des sols et des sous-sols

Lutter contre la pollution, c’est également lutter contre celle des sols et sous-sols.


Nos propositions

  • Publier l’inventaire complet des sites pollués à Paris.
  • Lutter contre la pollution des sous-sols (ex. réhabilitation des stations essence, locaux commerciaux abandonnés...) et traitement des pollutions historiques en supprimant la prescription de responsabilité pour pollution des sols.
  • Utiliser des plantes utilisées en « phytoremédiation » dans le cadre des opérations de végétalisation en pleine terre, utiles pour dépolluer certaines molécules.
  • Généraliser dans les crèches et écoles maternelles les tests à la pollution au plomb et sensibiliser les professionnels de la petite enfance à détecter les symptômes.

Pollution visuelle et lumineuse

La succession d’échecs retentissants dans la passation des marchés publicitaires à Paris a eu deux conséquences : un manque à gagner financier particulièrement important et une adhésion, toute aussi importante, de la population à la diminution de la publicité dans l’espace public.

La place de la publicité au cours de ces dernières années n’a cessé d’augmenter ces dernières années : dans le métro - même si le règlement local de publicité (RLP) ne s’y applique pas - sur les bus, dans les rues, sur les monuments. Elle contribue à la pollution visuelle et lumineuse de la ville.


Nos propositions

  • Mener une large consultation publique dans le cadre du renouvellement du RLP en vue de définir une position d’équilibre quant à la publicité dans l’espace public, entre recette pour la ville et sobriété publicitaire.
  • Exiger la présence d’élus au sein des instances de déontologie ou de décision d’exploitation publicitaire de l’espace public (y compris métro).
  • Confirmer l’interdiction de la publicité lumineuse dans l’espace public
    • Soutenir toute initiative législative visant à mieux régulier la publicité lumineuse visible depuis l’espace public installée dans les commerces.
  • Interdire l’éclairage des magasins et des établissements en dehors des horaires d’ouverture.
  • Généraliser les rues à éclairage intelligent pour les rues peu fréquentées.

Pollution de l’eau et gestion de l’eau


Nos propositions

  • Poursuivre le programme de maîtrise des besoins d'eau potable de la Ville par la limitation des fuites des réseaux de transport et de distribution et par des programmes d'économie d'eau de la Ville de Paris, maître d'ouvrage (notamment espaces verts et bâtiments publics).
  • Inclure dans le cahier des charges du ou des futurs distributeurs de l’eau à Paris une nécessaire incitation financière au comptage individuel de la consommation d'eau dans les copropriétés.
  • Lancer un programme, dans un premier temps à travers quelques chantiers expérimentaux, de ralentissement à la source des eaux d'orage. Cette contrainte sera prise en compte lors d’aménagements ou de réaménagements d'espaces verts, par des chaussées drainantes, par des dispositifs comme la végétalisation des toits des bâtiments publics.

Bien-être animal

Le bien-être animal, bien loin d’être une lubie de quelques âmes sensibles, est une préoccupation légitime. La société avance sur l'appréciation qu’elle a du monde vivant, de notre responsabilité vis-à-vis de lui, de notre compréhension évidente que nous en faisons partie. Rien ne justifie plus l’indifférence que nous avons trop longtemps portée au monde animal. Rien ne justifie que nous restions muets face aux maltraitances que certains continuent d’infliger aux animaux, faisant passer cela pour des traditions ancestrales ou des pratiques sans gravité alors qu’il ne s’agit ni plus ni moins que de barbaries indignes de notre temps.


Nos propositions

  • Interdire par arrêté les cirques avec animaux dès le début du mandat, dans le prolongement de nos actions sur le sujet.
  • Ouvrir des couloirs fermés pour la promenade des chiens dans chaque parc public.
  • Accentuer les contrôles menés avec l’État et les opérateurs de l’État dans les animaleries pour vérifier la provenance des animaux (élevages douteux) mis en vente et leurs conditions de détention.
  • Mener des campagnes d’information en lien avec les refuges présents à Paris et dans ses environs pour sensibiliser le public à l’adoption.
  • Renforcer le soutien aux initiatives bénévoles visant à dispenser des soins vétérinaires pour les animaux des sans-abris.

Biodiversité

Paris, comme la plupart des grandes villes, bénéficie d’une faune et d’une flore qui, par endroit, se porte bien. À cela deux raisons majeures, qui, - n’en déplaise à la célèbre immodestie de la maire de Paris - ne doit rien à l’action de la ville de Paris… ou si peu.

D’une part certains délaissés urbains favorisent la réinstallation d’animaux et de plantes. Cette réinstallation n’est pas une volonté de l’”Homme”, mais au contraire, elle résulte d’une absence de présence humaine. En réalité, tout naturaliste sait que la nature n’aime rien tant que la quiétude et l’absence d’ingérence de l’Homme dans son quotidien. Dès lors, ayons bien conscience que toute intervention, même avec de bonnes intentions, sera toujours moins efficace que de laisser la nature “vivre sa vie”.

L’autre raison de la “bonne santé” de la biodiversité à Paris est l’absence dorénavant généralisée (car règlementaire) de tout intrant chimique dans le traitement des espaces verts. Le zéro pesticide, lui aussi est un ami de la biodiversité.

Somme toute, en ville, la biodiversité reste une réalité toute relative. Nous ne serons jamais un lieu majeur de biodiversité et il serait bon qu’on cesse de confondre “végétal” et “biodiversité”. Le second ne peut pas exister sans le premier. Le premier peut exister sans le second.


Nos propositions

  • Veiller à la préservation des grands arbres dans Paris : les grands arbres, en général, et dans une ville comme Paris en particulier, ont et auront un rôle crucial à jouer dans les prochaines années : celui de rafraîchir l’air durant les périodes estivales qui seront malheureusement de plus en plus chaude. Plus ils sont grands, à savoir plus leur feuillage est dense, plus ils joueront ce rôle de rafraichisseur. En outre, ils sont aussi des gîtes pour nombre d’espèces d’oiseaux et d’insectes. Nous recenserons tous les arbres de Paris pour en faire un classement au titre du caractère rafraîchissant qu’ils peuvent avoir et déterminerons une politique de protection en l’intégrant au plan d’urbanisme de la ville. Couper un arbre devra devenir une option en dernier recours, et tout devra être tenté pour l’éviter.
  • Doubler la végétalisation des rues de Paris, dans l’optique du rafraîchissement. Cette végétalisation, nous la voulons durable et efficace. Ainsi, le recours aux bacs d’agréments deviendra l’exception pour privilégier la plantation en pleine terre.
  • Privilégier pour la végétalisation des façades la plantation au pied des façades de plantes grimpantes plutôt que l’accrochage des bacs suspendus qui nécessitent énormément d’eau en été.
  • Prévenir les aménagements entièrement minéraux.
  • Désimperméabiliser au moins 50% de la surface de tout nouvel aménagement (végétal ou terre battue).
  • Faciliter l’installation de ruchers sur les toits et dans les parcs.

Paris ne doit pas s’arrêter à ses frontières. Son impact sur la planète est évidemment avant tout au-delà de ses frontières. Nous réaliserons, dès la première année de mandat, un bilan de l’impact planétaire de la ville de Paris. Ce bilan complètera le bilan réalisé jusqu’à aujourd’hui sur son bilan carbone. Nous mesurerons plus globalement quel impact nous avons sur la biodiversité et les écosystèmes. Ce bilan nous permettra de mieux cibler les efforts à faire dans nos importations et nos dépenses : faire des choix de produits ne participant pas, par exemple, de la déforestation dans les forêts tropicales. Nous proposerons l’évolution du collectif des métropoles pour le climat (le C40) vers la préservation de la biodiversité, en orientant nos actions à l’international pour compenser directement notre impact planétaire : par exemple, flécher notre budget de coopération décentralisée en direction des actions de lutte contre la déforestation, de reforestation naturelle, de corridors de biodiversité, de soutien à des pêches durables, de programme de collecte et de traitement des plastiques dans les pays en voie de développement, etc.

Agriculture urbaine et francilienne

Remettre de l’agriculture en ville est une tendance positive qui se développe depuis plusieurs années maintenant. Elle a vocation à être poursuivie et maintenue. Elle a un rôle social indéniable, notamment pour faciliter le retour à l’activité par l’emploi pour les personnes qui sont en réinsertion, et elle est un puissant vecteur éducatif pour les enfants. Sa capacité à “nourrir” la population demeure anecdotique mais elle n’est pas à négliger.

Récemment, la Mairie de Paris a annoncé vouloir acquérir des terres agricoles en Ile-de-France, en créant une coopérative agricole “du Champ à l’assiette” pour les cantines scolaires. La Ville de Paris n’a pas vocation à devenir un métayer, en expliquant aux agriculteurs comment ils doivent travailler. Aujourd’hui, plusieurs caisses des écoles et crèches savent travailler avec des producteurs franciliens et des circuits courts, sans avoir besoin d’un tel dispositif. Si la Ville de Paris décide de généraliser les circuits courts et les produits qualitatifs (bio, mais aussi labellisés, agriculture raisonnée, de saison…), alors l’offre suivra. De plus, cela risque de créer une concurrence déloyale pour des petits producteurs ou industriels vertueux qui travaillent déjà avec des établissements de la Ville.


Nos propositions

  • Rendre possible la présence d’un “lieu” d’agriculture urbaine dans chaque quartier à l’horizon 2026. Chaque lieu sera également un lieu d’apport volontaire de déchets verts pour le compostage.
  • Renforcer la production et la consommation “locale” à travers la mise en œuvre de la ceinture verte maraîchère en périphérie de la grande couronne d’Ile-de-France. Nous engagerons le projet d’un “Paris et d’une Île-de-France qui produisent 50% de leurs besoins en fruits et légumes”. Ce projet prendra la forme d’une contractualisation d’ampleur avec l’Union européenne, la Région Ile-de-France et les départements de grande couronne pour transformer massivement les plaines céréalières franciliennes en plaines maraîchères et fruitières.

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