Modemparis.fr
Paris
Accueil > Réconcilier les Parisiens avec leurs services et équipements publics de proximité

Réconcilier les Parisiens avec leurs services et équipements publics de proximité

Réconcilier les Parisiens avec leur ville, c’est renouer avec la proximité et rapprocher les services publics, en maillant densément le territoire parisien.

Réconcilier les Parisiens avec leur emploi du temps

Tout Paris à 2-5-10 minutes

Trop souvent oubliée, la marche à pied est pourtant un élément structurant de la multi modalité. Pour développer et encourager la marche à pied, il faut garantir à chaque Parisien un maillage fin des équipements publics, au pied de son habitation.


Nos propositions

La première étape passe par la cartographie de ces différents équipements, de la poubelle à l’espace vert en passant par l’arrêt de bus ou de métro, afin de pouvoir, dans un second temps, apporter des corrections pour respecter les principes suivants :

  • A 2 mn à pied (vitesse de marche moyenne) :
    • Poubelle de tri sélectif
    • Arbre
    • Arceau vélo
  • A 5 mn :
    • Parking dématérialisé pour le free floating
    • Conteneurs Trilib
    • Bacs à compost
    • Borne Vélib
    • Borne de recharge électrique multi-usages (vélo, véhicules électrique, téléphone portable)
    • Banc
    • Fontaine à eau potable
    • Parking sécurisé de vélos et deux-roues motorisées
    • Commerce alimentaire : boulangerie, primeur
    • Arrêt de bus
  • A 10 mn :
    • Zone piétonne
    • Recyclerie
    • Espace vert
    • Arrêt de métro, de RER, de tramway ou bus à haut niveau de service
    • Parking souterrain ouvert au public (notamment résidents)
    • Lieu culturel ou associatif avec innovation sociale (type « Grands Voisins »)
    • Point fraîcheur en cas de canicule
    • Point collecte sapins
    • Tiers lieux pour les familles.

École

Retrouver l’excellence éducative

Depuis 2014, l’enseignement public a perdu des effectifs, notamment au profit de l’enseignement privé. Ce phénomène fait écho à la perception d’une baisse de niveau de l’enseignement public. Ce n’est pas acceptable et nous devons renouer avec l’excellence éducative pour les établissements du public tout en veillant à favoriser la mixité scolaire qui a reculé ces dernières années.

L’école ne doit pas être un outil de correction du manque de mixité sociale, cause d’une mauvaise répartition des différents types de logements dans la capitale. La mixité sociale ne se décrète pas par les projets de secteur multi-collèges. Elle se construit par une véritable mixité au cœur de chaque quartier et en proposant des enseignements d’excellence en particulier au sein des établissements les plus démunis. Éloigner le lieu de vie d’un élève de son lieu de scolarisation, c’est lui ajouter de la fatigue, des contraintes, et parfois l’empêcher de pouvoir pratiquer des activités extrascolaires à proximité de son domicile.


Nos propositions

Des filières d’excellence dans l’enseignement public

  • Revoir les secteurs scolaires afin de garantir un réel brassage social.
  • Renforcer les filières d’excellence dans chaque établissement scolaire, avec un focus spécifique sur les établissements situés en REP et REP+, pour rendre plus attractifs ces établissements.
    • Mettre en place avec l’État, comme le permet la loi École de la confiance, des établissements publics locaux d’enseignement international au sein de REP et REP+
      • Ce premier établissement, à portée européenne, pourrait être dénommé “Simone Veil”.
    • Développer l’apprentissage d’une langue étrangère dès le cours préparatoire.
    • Développer les classes européennes dans les collèges.
  • Construire de nouveaux établissements scolaires en fonction de l’évolution démographique des arrondissements, notamment dans les nouveaux aménagements et veiller au bon entretien de chaque établissement existant.
  • Créer une école de la 2e chance dans le sud de la capitale.
  • Créer des projets “inter-degrés” et de “cités éducatives” associant écoles et collèges cofinancés par l’État et la Ville de Paris (notamment sous forme de subvention et de ressources humaines et matérielles), comme permis par la loi École de la confiance.
  • Par exemple, une cité éducative dans le XIXe arrondissement, centrée sur la musique, avec une transition activités périscolaires musique, puis CHAM musique dans un collège, en lien avec la Cité de la Musique et la Philharmonie de Paris.
  • Cité éducative dans le XVIIe arrondissement centrée sur le théâtre, avec la prochaine cité du théâtre. 
  • Mettre en place dans les établissements scolaires un programme de sensibilisation au harcèlement scolaire, y compris numérique.

Adapter le temps périscolaire

  • Transformer les études surveillées en études dirigées.
  • Remettre de l’excellence dans les ateliers périscolaires : excellence dans le recrutement des animateurs, excellence dans le choix des associations intervenantes en priorisant les associations de l’arrondissement concerné.
  • Supprimer l’aménagement des rythmes scolaires pour les sections de tout petits et petits en maternelle.
  • Mettre en place un accueil des enfants à l’école dès 8 heures.
  • Préserver et renforcer les colonies de vacances “arc-en-ciel”.

Améliorer l’accueil dans les écoles

  • Garantir le service minimum d’accueil dans les écoles en cas de grève, comme prévu par la loi de 2008, et l’information des parents en amont.
  • Faire de l’accueil des enfants en situation de handicap une véritable priorité et proposer à l’Éducation nationale que Paris soit pilote en la matière.
  • Soutenir la création de structures éducatives d’accueil des enfants souffrant d’handicaps cognitifs.
  • Permettre aux internes en médecine de passer une semaine par an dans un service de médecine scolaire.
  • Favoriser la mise en place des pédibus.

Améliorer les conditions matérielles des écoles

  • Généraliser les cours Oasis de qualité dans les écoles dans un souci de rafraîchissement.  
  • Mettre en œuvre un plan de rénovation des écoles à partir des évaluations des visites fonctionnelles d’architecture en confiant cette mission à des équipes projets dédiées issues de l’administration de la ville.
  • Sécuriser les abords des écoles.
  • Généraliser l’interdiction de fumer devant les entrées d’écoles.
  • Faire intervenir des conseillers en environnement intérieur (CMEI) dans les écoles parisiennes pour veiller à la qualité de l’air intérieur.

Promouvoir l’éducation au goût

  • Garantir l’autonomie des arrondissements dans la gestion de la caisse des écoles.
  • Faire de l’excellence alimentaire une priorité pour toutes les caisses des écoles parisiennes.
  • Soutenir financièrement les caisses des écoles mettant en place des stratégies ambitieuses en matière de qualité et de durabilité : approvisionnement (produits durables, sourcés, circuits courts), élimination du plastique, qualité de vie au travail, etc.
  • Intégrer l’éducation au goût dans les enseignements, en partenariat avec les personnels de la caisse des écoles.
  • Favoriser la mise en place de partenariat avec les agriculteurs de la région Île-de-France pour l’approvisionnement dans le cadre du projet de la ceinture verte maraîchère francilienne.
  • Atteindre un objectif de 100% de produits durables dans les cantines d’ici à la fin de la mandature, étant au moins :
    • Issus de l’agriculture biologique
    • Circuits courts
    • AOP et AOC
    • Autres labels de “qualité” (Label rouge, etc.)
  • Proposer deux repas végétariens minimum par semaine.
  • Ouvrir les cantines aux parents.
  • Mettre fin, dès la rentrée 2021, à l’utilisation de contenants alimentaires de cuisson, de réchauffage et de service en matière plastique dans les cantines.

Ouvrir les écoles au monde

  • Pratiquer l’école ouverte en permettant l’usage des locaux scolaires - hors classes - à des associations de quartier.
  • Augmenter le nombre d’échanges, notamment avec les “quartiers jumelés”.
  • Imaginer des partenariats entre écoles de l’Est et de l’Ouest parisien (jumelages entre les établissements).
  • Expérimenter les “dénominations de classes” (cf. Mémoire).

Petite enfance

En 2016, Paris comptait 35 000 places en crèche pour 70 000 enfants de moins de 3 ans. Fin 2020, les prévisions sont de 39 000 places. Un plan de création de 5 000 places supplémentaires d’ici 2026 a été adopté par le Conseil de Paris.

En 2016, l’exécutif considérait que ce nombre était suffisant, car “toutes les familles ne choisissent pas ce mode de garde”.

Cette assertion est à nuancer car :

  • Certaines familles ne choisissent pas ce mode de garde en anticipant le manque de places dans certains arrondissements.
  • La fermeture des jardins d’enfants et leur transformation soit en école maternelle privée, soit en crèche peut augmenter le nombre de places à pourvoir.

De plus, d’autres problèmes sont encore d’actualité :

  • Répartition inégale en fonction des arrondissements.
  • Système d’attribution encore trop inégal dans les arrondissements et parfois opaque.
  • Difficultés à recruter du personnel agréé (y compris pour les crèches associatives)

Nos propositions

  • Expérimenter la désectorisation du placement en crèches : le placement par arrondissement ne correspond pas toujours aux besoins, tant pour les familles habitant en limite d’arrondissement que pour celles qui souhaitent bénéficier d’une crèche près du lieu de travail.
  • Améliorer le système d’attribution des places et centraliser l’information sur les places vacantes grâce à un site internet d’inscription centralisé, pour tous les modes de garde.
  • Uniformiser la procédure d’attribution des places en crèches selon des critères transparents.
  • Améliorer les conditions de travail du personnel des crèches, grâce à la priorité donnée aux personnels des services publics de proximité dans les logements sociaux.
  • Créer 5 000 places en crèche supplémentaires par rapport aux 5 000 prévues, soit 10 000 places supplémentaires d’ici 2026.
  • Élargir les horaires d’un établissement par arrondissement, entre 7 heures et 22 heures pour offrir une solution aux parents qui travaillent en horaires décalés, destiné notamment pour les familles monoparentales.
  • Étudier la possibilité de création de crèches cogérées avec d’autres communes limitrophes.
  • Développer l’offre des micro crèches - 4 à 9 enfants pour 2 auxiliaires de puériculture avec un objectif de 1 000 places d’ici la fin de la mandature.
  • Favoriser le développement du lien intergénérationnel en favorisant l’installation de crèches au sein de résidences pour personnes âgées.
  • Ouvrir la possibilité, dans les crèches collectives et les halte garderies, d’un accueil exceptionnel en cas de défaillance du mode de garde habituel, sur inscription préalable.
  • Développer des maisons de parentalité dans chaque arrondissement, afin de permettre aux parents de recevoir des conseils, de partager des bonnes pratiques, etc.
  • Accorder la carte “Paris pass famille” dès la première année d’habitation à Paris et dès le premier enfant.
  • Mettre en place des ludothèques accueillant les familles, notamment monoparentales, et permettant aux parents de confier leurs enfants pour 2 heures afin d’effectuer une démarche, se rendre à un entretien d’embauche, etc.
  • Mettre à disposition un portail d’information dédié à la vie des familles : services à domicile, événements culturels et sportifs, mutualisation de garde, transport, etc.
  • Contractualiser avec l’État et les OPCO pour former les professionnels de la petite enfance à la prévention et à la lutte contre la pauvreté.

Santé, handicap et dépendance

Difficultés d’accès aux soins, coût, enjeux de la prévention ayant trait aux pathologies et aux addictions, Paris est confronté aux mêmes défis en matière de santé que le reste du pays, dans un contexte de vieillissement de la population et de révolution de la médecine. Quant à la question de la santé environnementale, elle est évidemment majeure compte tenu des niveaux de pollution auxquels la population parisienne est quotidiennement soumise.

Nous avons beaucoup œuvré en la matière au cours de la mandature écoulée : soutien à l’installation des jeunes médecins afin de lutter contre la désertification médicale en secteur 1 et développement de la smart santé pour améliorer l’accès aux soins, exigence d’adosser la salle de consommation à moindre risque à une structure hospitalière pour une meilleure prise en charge sanitaire. Si des avancées ont été permises, il reste beaucoup à faire pour faire progresser la santé des Parisiens.


Nos propositions

Désengorger l’hôpital

  • Soutenir l’installation de maisons de santé pluridisciplinaire en secteur 1 dans chaque quartier parisien, avec la possibilité de s’y rendre « sans rendez-vous ».
  • Favoriser le parcours de soins : réseaux de médecins de garde + SOS médecins.
  • Accompagner les structures alternatives à l’hospitalisation, notamment la HAD et les structures d’aide à la personne pour les soins légers.
  • Créer des structures de vie et de rencontre pour lutter contre l’isolement.
  • Définir un nouveau projet territorial de santé en vue de désengorger les urgences, tel que défini par la loi de modernisation du système de santé.

Augmenter l’offre de soins pour tous les Parisiens

  • Étendre le dispositif logement tremplin à l’ensemble des professionnels de la santé en échange de l’exercice de la médecine à Paris en secteur 1 pendant une durée minimale.
  • Autoriser l’exercice mixte pour les professionnels de santé (par exemple les masseurs kinésithérapeutes) pour renforcer l’offre de soins à un coût accessible.
  • Cartographier les points de santé accessibles aux personnes à mobilité réduite.
  • Ouvrir des centres d’aide aux aidants.
  • Faciliter le tutorat en favorisant les points de rencontre (notamment dans les Points Paris Émeraude) entre les retraités et les jeunes en formation et en apprentissage.
  • Mettre en place réunions régulières avec l’ARS, comme prévu par la loi de modernisation du système de santé, pour veiller à une bonne application des mesures décidées au niveau Parisien et une gestion moins administrative de la santé à Paris.

Lutter contre les addictions

  • Permettre la pérennisation de la salle de consommation à moindre risque à l’issue de la période de test de 3 ans, en élargissant les horaires d’ouverture, en accroissant l’accompagnement social et en renforçant la sécurité aux alentours pour garantir la quiétude des riverains.
  • Travailler en partenariat avec les communes de PariCo pour permettre l’installation d’une deuxième salle de consommation à moindre risque adossée à une structure hospitalière, au-delà du périphérique.
  • Ouvrir un lieu de prise en charge pour les addictions inhalées (crack), adossé à une structure hospitalière.

Améliorer la prévention

  • Valoriser les missions du planning familial.
  • Soutenir les actions de lutte, de prévention contre les infections sexuellement transmissibles, notamment le VIH.
  • Accentuer la communication sur la prévention des maladies cardio-vasculaires et des cancers en lien avec des campagnes de valorisation de l’hygiène alimentaire et de l’éducation à l’alimentation à l’école.
  • Réduire les risques de légionellose par un programme de recensement, de surveillance et d'alerte des tours aéro-réfrigérantes qui sont à proximité d’écoles ou établissements pour les personnes âgées.
  • Proscrire l'usage de produits nocifs pour la santé dans les écoles de la Ville, sur la base d’un audit qui sera réalisé pour déceler les mauvais usages sanitaires et les produits d'entretien nocifs, mal dosés ou inutiles.
  • Mettre en place un suivi social et sanitaire des étudiants parisiens.
  • Prévenir la toxicomanie et l’alcoolisme à travers des campagne de prévention plus actives et mieux coordonnées.
  • Instaurer des zones non-fumeurs dans les terrasses des cafés et restaurants.
  • Signaler la pollution de l’air partout dans Paris à l’aide de panneaux lumineux dédiés placés aux carrefours les plus visibles de la ville. Cette signalisation sera déployée dans un premier temps dans les écoles, les hôpitaux, les équipements et les parcours sportifs. Les informations sur les taux de polluants seront accompagnées de messages de prévention et des conseils.
  • Poursuivre l’installation des défibrillateurs dans l’espace public.
  • Veiller à prévenir les allergies respiratoires en sélectionnant les essences d’arbres les moins allergènes dans les aménagements.
  • Mettre en place dans chaque quartier un point fraicheur public pour accueillir les publics les plus sensibles en cas de fortes chaleurs.

Une ville où l’on peut vivre avec son handicap

  • Rendre la ville plus accessible
    • Faire de Paris une ville exemplaire en matière de scolarisation, d’emploi, d’accessibilité des bâtiments et des transports, du numérique
    • Généraliser les dispositifs d’accessibilité - podo tactile et sonores - dans les transports en commun et sur l’espace public
    • Interdire le stationnement anarchique des trottinettes, des scooters et des vélos sur les trottoirs en améliorant leur stationnement ciblé.
    • Déployer un plan “aplanissement des trottoirs” pour favoriser les cheminements accessibles.
  • Accompagner les personnes en situation de handicap
    • Favoriser l’accès au sport en s’appuyant sur les associations
    • Mieux prendre en charge les enfants en situation de handicap dans les structures collectives
    • Renforcer la prise en charge en matière de santé mentale en créant de nouvelles structures adaptées.

Seniors et dépendance

  • Mettre en place un plan seniors : suivi social, généralisation des consultations de prévention, identification des situations de détresse…
  • Lancer un plan anti-solitude pour favoriser les solidarités de proximité pour mettre en relation les personnes en situation de dépendance ou d’isolement avec leurs voisins : repas du soir, sorties culturelles, engagement au service de la Cité, colocation solidaire et intergénérationnelle, sensibilisation au numérique, etc.

Culture

Renforcer les pratiques amateurs et les liens avec les professionnels

Lorsque les sondeurs interrogent les Parisiennes et les Parisiens sur leur satisfaction à l’égard de la politique culturelle d’Anne Hidalgo, 75% d’entre eux jugent le bilan “plutôt positif. Cependant, on peut considérer qu’il s’agit d’une satisfaction en trompe-l’œil. Avec un patrimoine historique exceptionnel et un nombre d’établissements nationaux ou privés très important, les Parisiennes et les Parisiens ne distinguent pas forcément ce qui relève de la politique municipale et de cette offre plus globale, financée par l’État ou par des fonds privés. Or, s’il est souhaitable qu’une collectivité qui ne bénéficie pas d’un rayonnement culturel national subventionne des lieux ou évènements pour fournir une offre culturelle qui peut lui faire défaut, l’on peut s’interroger sur la pertinence d’un tel modèle en ce qui concerne Paris, qui jouit d’une offre culturelle conséquente.

On peut saluer certaines réussites, héritées des mandatures précédentes, comme la création de l’établissement public Paris Musées, qui a réussi à augmenter sa fréquentation tout en diversifiant ses financements ou encore la création de l’école Tumo dédiée au numérique au Forum des Images, même si le lieu de son installation et ses contours ont pu interroger et pourraient être améliorés. La place laissée au mécénat, comme avec la fondation Pinault ou le lancement du Fonds pour Paris, sont également des initiatives que nous avons soutenues durant ces 6 années.

Cependant, en analysant plus finement le bilan culturel de cette mandature, on peut relever plusieurs écueils :

  • La disparition d’évènements culturels populaires :
    • Festival Paris Cinéma
    • Festival Cinéma au clair de Lune
    • Festival Séries Mania
    • Marché de Noël des Champs-Élysées + Grande roue de la place de la Concorde
  • Une politique de subventions majoritairement tournée vers de grandes structures, au détriment des petites associations et des pratiques amateurs.
    • En 2016, les petites subventions (-de 50 000 euros) cumulées n’atteignent que 12,4 millions d’euros, soit 8,13% des subventions de fonctionnement de la culture.
    • Les subventions supérieures à 50 000 euros, versées aux “gros” établissements, représentent 180 millions d’euros, soit 45% du budget total de la culture.
  • Un budget d’investissement sans ambition :
    • Le budget d’investissement culture et en patrimoine, sur la mandature, est de 500 millions d’euros environ, soit 5% du montant total de 10 milliards du PIM. Soit la même somme que le budget participatif.
    • Sa majeure partie a été consacrée à la rénovation du patrimoine (théâtres, églises, musées) qui était en état de décrépitude en raison du laisser-aller des derniers mandats.
    • Les seules créations de nouveaux établissements à destination du grand public ont été décidées avant 2014 (bibliothèques, conservatoires).
    • Les autres créations d’établissements relèvent, encore une fois, d’un choix visant à favoriser les professionnels de la culture plutôt que les amateurs : « fabriques artistiques », fonds de dotation pour permettre de créer une troupe résidente par théâtre municipal.
    • Aucun investissement métropolitain
  • Une réforme des conservatoires homéopathique
    • 2 demandes sur 3 d’inscription en musique ne sont toujours pas honorées, 1 sur 2 en danse.
    • Le tirage au sort continue d’être la règle de sélection.
    • Si 3 000 élèves supplémentaires ont pu être accueillis depuis 2014 grâce à différents partenariats pour les élèves non sélectionnés (avec des écoles de musique subventionnées, les CHAM dans les collèges, les centres Paris Anim), ceux-ci sont à géométrie variable selon les arrondissements.
  • Les associations rencontrent des difficultés pour trouver des lieux de représentation / d’exposition / de réunion
    • Trop peu de MPAA (5 dans Paris uniquement)
    • Refus de certains théâtres municipaux d’ouvrir leur scène aux troupes amateur du quartier
    • Suppression de plusieurs maisons des associations
  • Statu quo pour les Beaux-Arts, malgré le rapport de 2017 de l’Inspection générale de la Ville de Paris sur les pratiques amateurs :
    • Financement stable de 8M€ par an pour les 15 ateliers Beaux-Arts et les ateliers de l’association Paris Ateliers
    • Offre dynamique, mais inéquitablement répartie sur le territoire parisien
    • Un public surtout composé de retraités
    • Doublons entre les prestations proposées par les ABA et Paris Ateliers et aucun lien avec les centres Paris Anim’.
  • Des horaires de bibliothèques encore trop peu adaptés aux nouveaux modes de vie :
    • A ce jour, 6 bibliothèques de prêt et généralistes sont ouvertes le dimanche à Paris.
    • Les bibliothèques de prêt sont fermées les jours fériés, et ferment généralement plus tôt la veille au soir de ces jours.
    • La plupart d’entre elles sont fermées le midi. Aucune bibliothèque municipale n’est ouverte en soirée (après 19h).

Nos propositions

Durant ces dernières mandatures, l’objectif de la politique culturelle municipale à Paris est clair : diffuser dans chaque quartier, au plus près des Parisiennes et des Parisiens, une culture subventionnée, venant “d’en-haut”.

Nous pensons qu’une politique culturelle municipale doit aussi créer les conditions d’émergence d’une culture populaire et permettre à chacun, notamment les amateurs et semi-amateurs, d’accéder à un espace d’enseignement et d’expression artistiques. Les Parisiennes et les Parisiens ne doivent plus uniquement être des consommateurs de spectacles et d’expositions subventionnés ; ils peuvent devenir des acteurs de cette politique culturelle, par un renforcement des pratiques amateurs, voire des co investisseurs, notamment de la rénovation du Patrimoine, avec des dispositifs de mécénat innovants.

Pratiquer un art, c’est également être en capacité de mieux en apprécier ses illustrations. Renforcer les pratiques amateurs, c’est donc également permettre d’augmenter le public des diffusions culturelles qui aujourd’hui ont besoin d’être subventionnées pour survivre.

Mutualiser les ressources et les investissements au sein de PariCo

  • Créer de nouveaux établissements “aux portes de Paris
    • Conservatoires
    • Bibliothèques et médiathèques
    • Ateliers de pratiques amateur (ABA, Paris Ateliers, etc.)
    • MPAA
    • Établissements communs avec salles de répétition, amphithéâtre, salle d’exposition, pour un usage multiple.
  • Diversifier les financements d’établissements culturels existants (La Place, le Centquatre, la Philharmonie, etc.) par un renforcement des partenariats avec nos voisins (hors les murs, tarifications attractives…).
  • Créer des « paniers culture » métropolitains : un abonnement mensuel dans lequel l’abonné reçoit, par exemple, une place de concert, une place de cinéma, une place de théâtre… en partenariat avec des établissements aux portes de Paris. Et rendre ces paniers culture éligibles au Pass Culture.

Pratiques amateurs : Conservatoires, MPAA, ABA, Paris Ateliers et théâtres municipaux

  • Augmenter le budget dédié aux conservatoires (investissement et fonctionnement).
    • Créer des antennes de conservatoire “à cheval” sur plusieurs arrondissements, en fonction des demandes.
  • Créer plus de partenariats avec l’Éducation nationale pour augmenter le nombre de classes à horaires aménagés musique dans les collèges en REP et REP+.
  • Créer plus de passerelles entre les cursus dans les Conservatoires et les temps d’activité périscolaire (cours données par des professeurs des conservatoires en TAP, possibilité pour un élève ayant suivi des cours de musique en TAP de rejoindre par la suite le conservatoire après avis d’un comité pédagogique, etc.).
  • Fusionner les ABA et Paris Ateliers (pour éviter les doublons et avoir une meilleure répartition sur le territoire et permettre des économies d’échelle). 
  • Développer de nouvelles disciplines au sein de ces nouveaux ABA (bande dessinée, jeu vidéo, animation 3D… en lien avec Tumo, d’ailleurs) afin d’attirer un nouveau public.
  • Créer un week-end / une semaine de la culture amateure à Paris (exposition des œuvres dans les musées de la Ville, troupes de théâtre amateur jouant dans les théâtres municipaux, concerts dans les kiosques à musique et dans les théâtres / salles de concerts municipales…).
  • Développer de nouvelles MPAA inter arrondissements (1 tous les 2 arrondissements).
  • Maintenir des modèles vivants en nombre suffisants dans les ateliers beaux-arts de la Ville de Paris.
  • Créer des « tiers-lieux de rencontres et pratiques professionnels – amateurs » sur le modèle des Plateaux Sauvages, entre les théâtres municipaux, les MPAA, les centres Paris Anim, etc.
  • Repenser la Gaîté Lyrique, qui ne parvient pas à diversifier son public, pour en faire un lieu dédié à l’art semi-amateur, notamment numérique, y compris d’exposition, voire de vente éphémère.
  • Rendre obligatoire la possibilité d’accueillir des troupes de théâtre amateur au sein des théâtres municipaux d’arrondissement.
  • Créer une salle de répétition ouverte aux groupes amateurs dans chaque arrondissement.
  • Réorganiser certaines pratiques artistiques amateur (Arts plastiques, artisanat d’art) et créer des passerelles avec les professionnels afin de les inscrire dans un parcours professionnel ou de reconversion, sur le modèle des liens qui peuvent exister entre fédérations sportives et clubs de sport professionnel, par exemple en créant des filières dédiées “initiation” au sein des ABA, Paris-Ateliers, Centre ParisAnim, cofinancées par Pôle Emploi, la Chambre des Métiers d’Artisanat ou la CCI.

Musées

  • Évaluer la pertinence du ticket donation, et le cas échéant, expérimenter la tarification volontaire.
  • Diluer la politique d’acquisition du Fonds municipal d’Art contemporain (1 million d’euros sur la mandature, dans une procédure de présélection confiée à la DAC, peu transparente) au sein de celle de Paris Musées, afin de pouvoir lui redonner un peu de crédits supplémentaires et de garantir un meilleur professionnalisme de la sélection.
  • Numériser tous les bâtiments et musées parisiens pour offrir une autre manière de visiter, alliant valorisation du patrimoine et technologies.

Bibliothèques

  • Amplifier l’ouverture des bibliothèques en soirée, le dimanche et le midi, en envisageant des changements d’usages pour correspondre aux attentes de nouveaux publics (clubs de lecture, séances de dédicace, expositions, conférences…)
  • Réaliser une étude sur la diversification des activités des bibliothèques en vue de lancer des appels à projets associatifs dans les arrondissements pour l’occupation en soirée et le week-end, mais aussi pour effectuer des économies de location ou de mise à disposition de salles, pour des associations, par exemple.
  • Augmenter le recours aux étudiants, en contractuels et non en tant que vacataires, avec une rémunération abondée pour le dimanche et en soirée.
  • Demander au ministère de l’Enseignement supérieur d’ouvrir plus de bibliothèques universitaires.
  • Ouvrir le débat sur la sécurisation des bibliothèques, en tant qu’espace public à sanctuariser.
  • Étudier la possibilité de mettre en place un concours commun bibliothécaires - bibliothécaires de la Ville de Paris.
  • Créer un prix littéraire des lecteurs des bibliothèques, récompensant le meilleur roman autoédité, empruntable en bibliothèque et dont le prix serait une publication et une distribution exclusive chez les libraires parisiens.

Subventions aux associations

  • Systématiser pour l’ensemble des associations, le suivi des subventions à travers un tableau d’évaluation mensuel disponible en open data recensant les différents types d’aides apportées aux associations.
  • Conditionner l’attribution de subvention à l’évaluation systématique et au retour d’expérience. Si l’intervention associative ne peut être vu à travers un seul prisme “financier”, elle ne peut s’exonérer de rendre des comptes, selon un principe de bonne gestion.
  • À budget constant, diminuer les subventions supérieures à 50 000 euros, pour financer plus d’associations, notamment amateurs ou dont l’objet est l’enseignement artistique, dans les quartiers.
  • Regrouper certains établissements en une structure administrative unique, sur le modèle de Paris Musées.
  • Améliorer le nombre d’activités périscolaires pris en charge par ces établissements, afin d’augmenter leurs ressources via l’ARE et de diminuer les subventions directes.
  • Associer les arrondissements au contrôle de l’utilisation des subventions et au financement pour les plus petites d’entre elles.

Événements culturels

  • Rythmer l’année culturelle à Paris autour d’au moins un événement fort par mois, notamment :
    • Week-end ou semaine de la culture amateure
    • Le prix littéraire des bibliothèques
    • Un événement public et professionnel autour du cinéma, évitant les erreurs du passé (échec du festival Paris Cinéma) et de faire doublon avec d’autres événements
    • Un festival autour du thème du Carnaval médiéval revisité de Paris :
      • Moderniser la tradition du carnaval avec des attractions foraines, des spectacles de rue, des Food trucks, etc. pour créer un événement autofinancé de portée locale et nationale. Avec des appels à projets par lot pour les activités foraines et commerciales, des partenariats avec les écoles et associations d’arts de la rue pour valoriser chaque année leurs performances, il se tiendrait sur l’espace public.
    • Une fête du théâtre et du cirque à Paris, avec des représentations publiques d'amateurs et de professionnels sur des places et des monuments historiques.
    • Réfléchir à de nouveaux événements en remplacement de Séries Mania et du festival Cinéma au Clair de Lune.
    • Des événements existants comme la semaine des disquaires, la semaine des libraires ou encore Nuit Blanche, pérennisée sous son format métropolitain.
  • Diversifier les marchés de l’art et de la création (Edgar Quinet et Bastille) en ajoutant une dimension événementielle et festive (petite restauration, ouverture aux musiciens amateurs et professionnels), notamment afin de fidéliser un public.
    • Envisager un développement de nouveaux marchés de l’art et de la création sous cette nouvelle formule, après évaluation, dans de nouveaux arrondissements.
  • Promouvoir la vie nocturne à travers l’élargissement de l’accès aux équipements culturels.
  • Promouvoir le patrimoine de la ville de Paris par exemple avec le Centenaire de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

Établissements culturels

  • Tirer le bilan d’équipements comme le Forum des Images et la Gaîté Lyrique et redéfinir des projets avec un mode de gestion “souple” (pas de délégation de service public).
  • Redéfinir un projet pérenne pour les Frigos, en lien avec les locataires actuels, centré sur une plus grande diversification des activités et une ouverture au public et aux amateurs (antenne de Paris-Ateliers).
  • Contractualiser de manière uniforme et simplifiée la possibilité de “loger” des ateliers d’artistes éphémères dans l’intercalaire (patrimoine désaffecté devant être reconverti), lorsque ceux-ci ne peuvent pas être dévolus à des baux mobilité ou à l’hébergement d’urgence.
  • Créer un lieu d’exposition dédié aux arts ludiques.
  • Créer une Cité de l’Europe à Paris, qui regroupe Centres culturels, salles de spectacle (cinéma, théâtre, musique), galeries d’art, restaurants, logements étudiants, Maisons de l’Europe, etc. afin d’offrir un lieu où les cultures européennes s’expriment et se rencontrent, et où les citoyens et les institutions puissent dialoguer.

Sports

Pour les Parisiens, il reste difficile de faire du sport à Paris : les équipements sont en nombre insuffisant, et les horaires d’ouverture contraints. En outre, la détérioration de la qualité de l’air, particulièrement à proximité des grands axes où se situent nombre d’équipements sportifs nécessite d’être appréhendée.


Nos propositions

Répondre aux besoins sportifs de proximité

  • Poursuivre la politique engagée en matière d’augmentation de l’accès aux équipements à travers l’extension des horaires d’ouverture des installations sportives, notamment en soirée, le week-end et pendant les vacances.
  • Développer le transfert partiel de responsabilité aux clubs sportifs.
  • Poursuivre le programme de rénovation des piscines municipales.
  • Favoriser un fonctionnement métropolitain des piscines.
  • Augmenter les services dans les piscines municipales :
    • Service de location de serviettes et de maillots de bain
    • Augmentation des douches et sèches cheveux
    • Offre de restauration éventuelle
    • Végétalisation de solariums
  • Veiller à l’entretien des plaines de jeux des bois de Vincennes et de Boulogne.
  • Dégager de nouveaux espaces sportifs, notamment dans les équipements peu exploités (stade Charléty ; hippodromes) et les écoles en dehors du temps scolaire.
  • Soutenir les clubs sportifs de quartier par la conclusion de partenariats avec les équipementiers, l’accès privilégié aux installations sportives, l’aide au transport…
  • Créer des terrains de proximité en souterrain pour le foot en salle, le badminton.
  • Créer des espaces pour le skateboard et le roller (rampes) sous le métro aérien.
  • Baliser des circuits de course à pied dans tout Paris.
  • Créer une « course verte », une fois par an, qui suive la « boucle verte » (coulées vertes reliant les différents parcs et espaces verts parisiens entre eux).

Redéfinir la gouvernance du sport à Paris

  • Conclure des contrats pluriannuels avec les clubs sportifs leur donnant des droits et des devoirs : utilisation des équipements, inclusion, etc.
  • Revenir sur la composition et l'organisation des Offices du mouvement sportif et accroître leurs compétences

Toutes nos propositions