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Projet du Mouvement Démocrate de Paris

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Renouer, réconcilier, respirer

En mars prochain, les Parisiens seront appelés aux urnes pour désigner les 527 élus qui, au conseil de Paris comme dans les arrondissements, mèneront les politiques de la ville pour les 6 prochaines années. Il s’agit là d’une échéance majeure pour notre capitale et ses habitants. Car notre ville est aujourd’hui à un tournant.

6 ans, c’est court et long à la fois. Court devant les enjeux majeurs de transformation que connaît notre société et l’impérieuse nécessité d’agir aujourd’hui pour la planète. Long lorsque les décisions ne sont pas prises.

Au cours des 5 années écoulées, les élus du Mouvement Démocrate ont œuvré, dans les arrondissements, dans les conseils de quartiers et au conseil de Paris avec un seul guide : celui de l’intérêt général. Un positionnement constructif avant l’heure, soutenant des mesures prises par la Ville – plan vélo, plan climat, politique d’accueil des migrants – proposant des idées nouvelles – en faveur des mobilités douces, de l’économie circulaire, de l’offre de soins, de la biodiversité - et dénonçant sans faiblir les dérives de la ville – en matière de gouvernance, de finances publiques, l’absence de pilotage des politiques publiques, la dégradation continue de l’espace public.

Le temps de la décision publique peut produire des effets tardivement. Cela impose pour l’équipe dirigeante de la rigueur dans l’analyse, de la compétence dans la décision, de la méthode dans la gestion.

Il nous est arrivé, à maintes reprises, de critiquer la méthode Hidalgo. Pas pour se cacher derrière un argument de forme plutôt que de fond. Mais bien parce que la méthode utilisée par la maire sortante va à l’encontre des discours qu’elle promeut et de l’efficacité des politiques menées.

L’exemple emblématique de la méthode Hidalgo et les conséquences afférentes reste celui de la piétonisation des voies sur berges rive droite. Nous avons été les premiers, avec les Verts, à la réclamer, dès 2008. Notre soutien à ce projet permettant de réconcilier les Parisiens avec leur fleuve n’a donc jamais fait le moindre doute. Mais nous avons considéré – et nous le considérons toujours – que la manière dont cela a été mené – a minima, de manière unilatérale, sans proposer d’offres complémentaires en matière de déplacement – a eu des effets négatifs aujourd’hui nié contre toutes les évidences par la ville : congestion, report de la pollution sur d’autres axes, diminution des déplacements des Parisiens et des Franciliens aux dépens du commerce ou de la culture, etc.

Parler méthode n’est pas une question annexe dès lors qu’il s’agit d’efficacité. Communiquer n’est pas gérer. Derrière l’omniprésence de la communication chez la maire de Paris, il faut en revenir aux faits pour démêler le vrai du faux. Les grands discours de la maire masquent en réalité de nombreux échecs et affaiblissent la parole publique.

La question à laquelle les Parisiens appelés aux urnes en mars prochain doivent répondre est la suivante : vit-on mieux à Paris en 2020 qu’en 2014 ?

  • Circulons-nous mieux ?
  • Respirons-nous mieux ?
  • Nous logeons-nous mieux ?
  • Sommes-nous plus en sécurité ?
  • La ville est-elle toujours aussi belle ?

La dégradation des conditions de vie à Paris a abouti à une agressivité latente dans la ville : multiplication des incivilités, laisser-aller généralisé et tensions. Parallèlement, les politiques de la ville ont eu pour conséquences de cliver : les Parisiens contre les Franciliens, les cyclistes contre les automobilistes ou les piétons, les Parisiens contre les touristes, les professionnels contre les habitants, et souvent, les Parisiens les uns contre les autres, voire les Parisiens contre leur propre ville.

Cette tension qui rend la vie à Paris de plus en plus difficile fait écho à cette forme de gouvernance à marche forcée, qui entend faire une politique du chiffre avant les prochaines élections, et donner des gages à une majorité hétéroclite. Que le premier édile refuse de reconnaître ses torts et passe son temps à justifier ses propres échecs en renvoyant la faute sur d’autres, est le clivage originel, qui entraîne souvent les autres.

Vivre à Paris a toujours été une chance : pour ceux qui y sont nés, comme pour ceux dont la vie étudiante ou professionnelle les y a conduits. Car l’attractivité de la Ville lumière, même si elle s’est amoindrie pour de multiples raisons, reste réelle.

Mais vivre à Paris, c’est aujourd’hui aussi un combat. Trouver un logement décent, se déplacer, vivre, profiter de l’offre culturelle, y élever ses enfants dans les meilleures conditions, faire du sport. Aujourd’hui, il ne faut plus seulement se battre pour venir à Paris. Il faut se battre pour y rester. Pour respirer. Et ce combat, les Parisiens sont fatigués de le mener.

Nous faisons partie de ceux, nombreux, qui continuent à l’aimer, parfois avec une lassitude que nous voulons lever. Notre projet : permettre à Paris de retrouver sa respiration, redonner à Paris sa grandeur, tout en lui redonnant de la facilité. Soit allier efficacité et ambition.

Ce projet n’est pas seulement destiné aux Parisiennes et aux Parisiens. Nous avons souhaité qu’il soit une invitation à la réconciliation. Réconciliation des Parisiens entre eux, mais aussi des Parisiens avec leurs voisins, immédiats ou plus lointains, réconciliation de Paris avec la nature et tout simplement réconciliation des Parisiens avec leur ville.

Nos propositions

(pdf: Renouer, réconcilier, respirer)