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Plan d’urgence contre la pollution de l’air

Le 17 octobre 2013, le Centre International de Recherche sur le Cancer de l’OMS classait la pollution atmosphérique cancérigène, après que de nombreuses études ont établi qu’elle augmentait les risques de maladies respiratoires et cardiaques. Ce jour-là, son directeur précisait : "Nous savons maintenant que la pollution de l'air extérieur n'est pas seulement un risque majeur pour la santé en général, mais aussi l’une des causes environnementales de décès par cancer ». Ajoutant « qu’il existe des moyens efficaces pour réduire la pollution de l’air et qu’étant donné l’ampleur de l’exposition des populations dans le monde entier, ce rapport devrait envoyer un signal fort à la communauté internationale pour agir sans délai".

L’injonction est claire et ne s’adresse pas qu’aux seuls Etats mais à tous les responsables publics qui, chacun à leur niveau, ont obligation ou possibilité d’agir. Les femmes et les hommes élus à Paris en mars 2014 sont de ceux-là.

Cette injonction est d’autant plus pressante que, malgré tous les efforts engagés ces dernières années pour diminuer la pollution notamment automobile, les niveaux enregistrés dans notre ville restent supérieurs aux normes en vigueur. Notons à ce sujet que, dans l’ensemble, les efforts faits auront été bien davantage réalisés au plan européen via les normes (-20 à 30 %) qu’au niveau de la ville de Paris (-10 %). L’occasion de rappeler que la France est actuellement poursuivie par la Commission européenne pour non respect des valeurs-limites de particules fines PM10 et que Paris a été classée par l’OMS comme la ville française la plus polluée selon ce critère.

Il n’est pas inutile non plus de rappeler que l’Agence européenne de l’environnement estime que la pollution atmosphérique est à l’origine de 100 millions de jours de congés maladie et de 350 000 décès prématurés en Europe, pour un coût estimé à près de 45 milliards d’euros par an. Pour la France, on estime que la seule pollution aux particules ferait 42 000 décès prématurés chaque année et réduirait l’espérance de vie de 6 mois à Paris.

Pour Paris, l’enjeu est double : d’abord l’urgente obligation d’une mise à niveau afin de respecter 365 jours sur 365 les réglementations, puis la nécessité d’une stratégie de long terme pour que Paris rejoigne le peloton de tête des villes d’excellence environnementale.

Ceci suppose la mise en œuvre d’une politique concertée et obstinée agissant tous azimuts, en lieu et place d’actions isolées sans cohérence d’ensemble, qui assurent certes des résultats positifs loin d’être négligeables, mais qui ne permettent pas le bond qualitatif nécessaire.

Nos propositions visent toutes les émissions, et en premier lieu, les transports et le logement. Il faut avancer positivement et de manière réaliste en développant un panel de solutions avant tout positives et incitatives. Paris doit être demain une ville "basse émission".

Extraits de la conférence de presse de Marielle de Sarnez, lundi 28 octobre 2013.

 

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