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Marielle de Sarnez : "Je serais très heureuse que l’esprit olympique et ses valeurs puissent être incarnés par Paris"

13 Avril 2015

Marielle de Sarnez confirme le soutien du groupe UDI-MoDem à la candidature de Paris aux Jeux Olympiques et aux Jeux Paralympiques de 2024.

A mon tour, derrière Jean-François LAMOUR, dont j’approuve l’ensemble des éléments, je veux vous dire mon soutien, notre soutien à la candidature de Paris aux Jeux Olympiques et aux Jeux Paralympiques de 2024.

Je serais très heureuse, personnellement, que l’esprit olympique et ses valeurs puissent être incarnés par Paris.

Je pense qu’il y a un certain nombre de conditions de la réussite, et c’est celles-ci que je voudrais énumérer rapidement devant vous.

La première de ces conditions, c’est d’abord la question de la gouvernance. Tout le monde l’a dit ici, il faut que ce soit le mouvement sportif qui incarne la gouvernance. Je crois que c’est bien parti pour, et c’est une bonne chose. J’ai d’ailleurs lu le rapport d’opportunité, que je trouve de très grande qualité, et qui devrait être très largement diffusé. C’est le premier point.

Deuxième point, les questions budgétaires. On a besoin de sobriété. Les temps sont à la sobriété, et c’est comme cela aussi qu’on renoue avec les valeurs de l’olympisme et donc, on doit garder le cap en matière budgétaire, ne pas trop dépenser. Les 6 milliards, il faut vraiment les tenir.

Troisièmement, la question des infrastructures. On a la chance d’avoir, et vous le dites dans le rapport, la plupart des infrastructures nécessaires existantes aujourd'hui ou qui seront livrées demain ou après-demain. C’est une bonne chose.

Evidemment, pour les infrastructures nouvelles - je pense au village olympique -, il faut qu’elles soient durables, utiles, pertinentes. La transformation du village olympique en logements pourra évidemment être de nature à le nourrir.

Quatrième condition de la réussite : la question des transports. Il faut un engagement de l'Etat, des pouvoirs publics. Il faut que l'on améliore la qualité des transports parisiens et franciliens. C’est vital. Il faut améliorer la qualité de l'existant et, probablement, accélérer le calendrier, notamment du Grand Paris sur tous les secteurs concernés - je pense au nord-est de la Capitale - désenclaver, régler la question des embouteillages. Bref, il y a du travail à faire avec un vrai plan d’investissement de l'Etat.

Enfin, il faut que l'on associe les territoires. Paris, c'est formidable, mais il faut que la Région Ile-de-France soit associée. Il faut que chacun des départements de l’Ile-de-France soit partie prenante du projet et puis, sans doute aussi, d'autres régions - la Normandie ou la Bretagne pour la voile - d'autres grandes villes pour le football : Lille, Bordeaux, Lyon. C'est très important que cet esprit-là diffuse.

Si nous arrivons ainsi à respecter ces conditions de la réussite, nous aurons un projet qui sera cohérent, pertinent. Je ne doute pas qu'il aura le soutien d'une large majorité de notre opinion publique.

Merci beaucoup.

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