Modemparis.fr
Paris
Accueil > Article > Maud Gatel: Nous demandons la mise en place d’une médiation entre le Syndicat Autolib Vélib, la direction de Smovengo et les salariés grévistes!

Maud Gatel: Nous demandons la mise en place d’une médiation entre le Syndicat Autolib Vélib, la direction de Smovengo et les salariés grévistes!

3 Mai 2018

Dans une question d’actualité relative à la grève des usagers Vélib’, Maud Gatel demande à la Maire de Paris de prendre toutes ses responsabilités dans ce fiasco, y compris à l’égard des personnels par la mise en place d’une médiation entre le Syndicat Autolib Vélib, la direction de Smovengo et les salariés grévistes.

Madame la maire, mes chers collègues,

Depuis juillet 2016, notre groupe UDI-MoDem n’a eu de cesse de vous faire part de nos craintes liées à la continuité de service dans le cadre du renouvellement du marché Vélib.

Durant des mois, vous avez balayé nos interrogations en nous assurant que la transition serait indolore pour les abonnés, en nous promettant un service étendu et modernisé dès le mois de mars 2018… Plus personne n’y croit, pas même l’opérateur si l’on en croit les annonces qui viennent d’être faites par Smoovengo.

Moins de 600 stations ouvertes à Paris aujourd’hui, dont les deux tiers fonctionnent sur batterie. Pour le plus grand regret des abonnés Vélib.

Pour le plus grand désarroi également des personnels. Des personnels dont on n’a trop peu parlé. Et qui reviennent sur le devant de l’actualité, non pas sur la question de leurs conditions de travail sur lesquelles il y aurait pourtant beaucoup à dire, mais parce que certains souhaiteraient leur faire porter la responsabilité du fiasco Vélib.

Or, dans cette affaire, les personnels sont les grands laissés pour compte.

Laissés-pour-compte une première fois, car les modalités de l’appel à concurrence ne prévoyaient pas d’obligation pour le nouvel allocataire de reprendre les personnels, ce qui constitue une faute de la part de la Ville.

Une deuxième fois au moment de leur transfert chez Smoovengo fin 2017. Le syndicat mixte Autolib’ Vélib’ métropole s’en est réjoui. C’était oublié les conditions de reprises, beaucoup moins favorables, de la part du nouvel opérateur.

Nous avions pourtant pris des engagements, nous, élus parisiens, en votant dès juin 2017 un vœu demandant que les salariés de Cyclocity passant chez Smovengo puissent, je cite : « bénéficier de conditions salariales et sociales similaires à leur situation actuelle ». Un nouvel amendement allant dans le même sens avait d’ailleurs été voté à l’unanimité de ce Conseil en septembre 2017.

En acceptant ce moins disant social, le syndicat oubliait une deuxième fois les personnels.

Aujourd’hui, ils sont à nouveau les laissés-pour-compte de ce système. Du fait de l’impréparation du prestataire retenu et des nombreux dysfonctionnements constatés tant dans le déploiement que dans l’exploitation du réseau, les salariés de Smovengo ont été contraints de multiplier les heures de travail dans des conditions difficiles.  

Depuis le 17 avril, une partie des salariés, dont 80% des agents de terrain, est en grève pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail et réclamer une revalorisation de leur rémunération.

Le conflit social dure maintenant depuis 15 jours et ni la Ville de Paris, ni le Syndicat Autolib Vélib ne sont intervenus pour tenter d’y mettre fin.

Nous ne reconstruirons pas ce qui a été cassé sans que chacun assume ses responsabilités : la ville, le syndicat, Smoovengo. Et nous ne sortirons pas de l’impasse sans les personnels. Ils portent l’expertise de l’offre Vélib, parfois depuis 10 ans au sein de Cyclocity. C’est avec eux que nous devons trouver des solutions. Ils y sont prêts. Leurs revendications sont légitimes et doivent être entendues.

Madame la Maire, vous avez appelé hier à ne pas nier la réalité sur une transition Vélib qui se passe mal. Cette prise de conscience, ô combien tardive, doit désormais passer par des actes.

Nous vous demandons la mise en place d’une médiation entre le Syndicat Autolib Vélib, la direction de Smovengo et les salariés grévistes. Une médiation d’autant plus nécessaire que les instances de dialogue au sein de Smoovengo ne sont pas encore installées.

Madame la Maire, au-delà des effets d’annonce d’hier, êtes-vous prête à prendre toutes vos responsabilités dans ce fiasco, y compris à l’égard des personnels ? Et comment comptez-vous concrètement faire respecter les engagements pris par les élus du Conseil de Paris et ne pas abandonner, une nouvelle fois, les personnels, sans qui Vélib ne pourra se relever ?

Je vous remercie.

Agenda

19/12/18 à 20:00

Réunion des Démocrates du Ve arrdt

Voir tout l'agenda