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Le groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris obtient le principe du dédommagement des abonnés de Vélib’ à Paris

22 Novembre 2017

En réponse au vœu présenté par le groupe UDI-MoDem, l'exécutif accepte d'indemniser les abonnés de Vélib' qui subissent depuis des semaines la dégradation du service pendant le changement d'opérateur.

Le voeu déposé par le groupe:

Déposé par Eric AZIERE, Marielle DE SARNEZ, Maud GATEL, Edith GALLOIS, Eric HELARD, Anne TACHENE, Florence BERTHOUT, Julie BOILLOT, Jean-Baptiste DE FROMENT et les élus des groupes UDI-MoDem et Les Républicains

Le Conseil de Paris siégeant en formation de Conseil municipal,

Considérant que le service Vélib’ compte actuellement 300 000 abonnés et a permis en 2016 d’effectuer environ 40 millions de déplacements ;

Considérant que la Ville de Paris a décidé en décembre 2016 d’abandonner la gestion de Vélib’ au profit du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole ;

Considérant que le 12 avril 2017, le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole a attribué le nouveau contrat Vélib’ pour les 15 prochaines années au consortium Smoovengo ;

Considérant qu’à la suite de cette décision et du changement de prestataire, une phase de transition de 6 mois a débuté depuis début octobre 2017 afin de substituer l’ancien matériel et les anciennes bornes par ceux du nouveau prestataire, notamment sur le millier de stations que compte Paris intramuros ;

Considérant que le nombre de stations Vélib’ dans Paris ne devrait que très légèrement augmenter dans le cadre du nouveau service Vélib’, passant de 1000 à 1010 ;

Considérant que dans le cadre du nouveau service Vélib’, il est prévu que 30 % des vélos disponibles soient à assistance électrique, dans le cadre d’un supplément d’abonnement ;

Considérant que la part de vélos mécaniques ne constituera donc plus que 70 % de l’ensemble du parc de vélos disponibles, réduisant de fait l’accessibilité aux vélos mécaniques ;

Considérant que Smoovengo annonce déjà que la part de vélo électrique dans le parc global pourrait être amenée à s’accroitre, rendant quasiment inutilisable l’abonnement seulement « mécanique » ;

Considérant que la grille tarifaire du nouveau service Vélib’ a été votée par le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole le 9 novembre ;

Considérant que cette nouvelle grille prévoit des hausses de tarif significatives pour la location de vélos mécaniques. Ainsi, le ticket « journée » passe pour commencer de 1,70 € à 5 € (soit 194 % d’augmentation), ensuite, le ticket « semaine » passe de 8 € à 15 € (soit 87,5 % d’augmentation) et enfin l’abonnement pour un an, payé en 12 mensualités, passe de 29 € à 37,20 € (soit 28 % d’augmentation) ;

Considérant de plus que le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole envisage de ne pas permettre aux utilisateurs disposant d’un abonnement « courte durée » de pouvoir bénéficier du dépôt dans une station déjà pleine (dépôt en « overflow »), les privant ainsi d’une des principales innovations du nouveau service Vélib’ ;

Considérant que ce projet, toujours en discussion, est censé répondre à une crainte selon laquelle ces usagers occasionnels pourraient ne pas maîtriser suffisamment le dispositif de dépôt en station pleine, lequel consiste à attacher le vélo déposé à un autre vélo déjà en place sur une borne ;

Considérant que selon les statuts du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, les deux représentants de la Ville de Paris au sein de ce Syndicat, tous deux issus de la majorité municipale, disposent d’un poids très important dans les votes qui concernent la compétence Vélib’ ;

Considérant que depuis le début de la période de transition, le service est très fortement perturbé par les travaux, le nombre de stations et de vélos disponibles étant en diminution constante ;

Considérant que du fait d’un défaut d’information et d’anticipation de la part de la Ville et du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, un grand nombre de Parisiens découvre cette situation et doit subir cette forte dégradation de service ;

Considérant que le site velib2018.com n’est pas mis à jour de façon instantanée et qu’aucune information n’est disponible sur les stations en travaux quant aux autres stations encore ouvertes dans le secteur ;

Considérant qu’il est donc aujourd’hui très difficile de planifier un trajet en Vélib’, ne sachant pas, en prenant un vélo, si l’on sera capable de trouver une station pour le déposer à proximité de son lieu de destination ;

Considérant que la situation devrait continuer de se dégrader, au moins jusqu’au 31 décembre 2017, si les travaux se déroulent comme prévu, avant de revenir petit à petit à la normale entre le 1er janvier et le 31 mars 2018 ;

Considérant que rien n’a été prévu pour dédommager les usagers qui ont payé un abonnement plein tarif pour un service qui sera dégradé durant au minimum 6 mois ;

Considérant que Smoovengo, le nouveau prestataire en charge de l’exploitation du Vélib’, annonce déjà qu’il cherche à diversifier ses sources de revenu en proposant le « naming » de stations ;

Considérant de plus que l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché du vélo en libre-service à Paris, tels que GooBee.bike, Obike qui est en train de déployer ses vélos, et Ofo qui projettent de s’installer sur le marché parisien avant la fin de l’année, pourrait à terme mettre en péril le modèle économique fragile de Vélib’, au moment même où le service est fortement dégradé ;

Considérant que ces nouveaux acteurs, dont les services ne nécessitent pas l’installation de stations fixes, exploitent actuellement un vide juridique afin de développer leur activité dans Paris sans avoir à s’acquitter de la moindre redevance d’occupation du domaine public ;

Eric AZIERE, Marielle DE SARNEZ, Maud GATEL, Edith GALLOIS, Eric HELARD, Anne TACHENE, Florence BERTHOUT, Julie BOILLOT, Jean-Baptiste DE FROMENT et les élus des groupes UDI-MoDem et Les Républicains émettent le vœu :

  • Que la Ville de Paris, dans le cadre de son rôle au sein du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, mette tout en œuvre afin que les abonnés Vélib’ ayant eu à subir une forte dégradation du service durant les 6 mois minimum que dureront le changement de prestataire obtiennent une compensation consistant en une prolongation gratuite de leur abonnement équivalente au nombre de mois durant lesquels le service ne sera pas intégralement disponible ;

  • Que la Ville de Paris dans le cadre de son rôle au sein du Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole, mette tout en œuvre afin que les abonnés de courte durée puissent bénéficier de la possibilité de déposer leur vélo dans une station déjà pleine ;

  • Que la Ville de Paris interpelle le Syndicat mixte Autolib’ Vélib’ Métropole afin que la communication, notamment concernant les stations encore en service, soit améliorée, tant sur le site velib2018.com que sur les stations en travaux ;

  • Que la Ville de Paris, en lien avec l’Etat, mette en œuvre le plus rapidement possible une règlementation, précise sans être trop contraignante, afin d’encadrer le développement des services de location de vélos sans stations, notamment en matière d’occupation de l’espace public.

Communiqué de presse

L'article du Huffingtonpost

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